ACTUALITÉS MÉTÉOROLOGIQUES

dans la PRESSE ÉCRITE

(1998-1999)


La tempête n'épargne personne

(Le Nouvel Observateur, 28 décembre 1999 - intégral)

 Les tempêtes qui ont dévasté la France ont causé la mort de 69 personnes. Les dégâts, considérables, se chiffrent à plus de 9 milliards de francs.

Tempête, deuxième acte: de violentes rafales, atteignant 200 km/h par certains endroits, ont balayé hier soir toute la façade atlantique, avant de se déplacer vers le Massif central, le Midi-Pyrénées et la Corse. Vingt-trois personnes ont trouvé la mort dans la région du grand Sud-ouest portant à plus de soixante le nombre de morts en France depuis le début de la tempête dimanche  soir. La Charente-maritime est le département le plus durement touché par cette deuxième tempête, avec douze morts, dont un pompier volontaire, sept personnes disparues et plus de soixante blessés. Six personnes ont trouvé la mort en Charente. Lionel Jospin s'est rendu à la Rochelle cet après-midi, après sa visite du littoral atlantique pollué par la marée noire. Il sera reçu ce soir à l'Elysée par Jacques Chirac. Jean-Claude Gayssot, le ministre des Transports et de l'Equipement, a estimé à "plusieurs milliards de francs" les dégâts causés par la tempête. Selon la Fédération Française des Sociétés d'Assurance, le coût sera supérieur à celui des tempêtes de 1990, soit 8,6 milliards de francs.

Par ailleurs, le ministre de l'Interieur, Jean-Pierre cHevènement, a annoncé aujourd'hui que "l'Etat prendrait des mesures relatives à l'indemnisation des personnes et des entreprises sinistrées" par les tempêtes de dimanche et lundi. Ces mesures devraient être dévoilées demain.

En deux jours, les vents d'une extrême violence ont également fait plus de 80 morts en Europe.

Le scenario se répète depuis dimanche, implacablement: les rafales, accompagnées de fortes précipitations, provoquent de nombreuses chutes d'arbres, toitures et autres mobiliers urbains, ainsi que des coupures d'électricité. La plupart des morts ont été victimes de la chute d'un arbre sur leur maison ou leur voiture.

La Rochelle a été particulièrement ravagée par la tempête. Le toit de la gare a été soufflé, et le vent s'est engoufré dans le port de la Palice, rompant les amarres de deux cargos. Vers 18 heures, le transformateur central a sauté, plongeant la ville dans le noir absolu. Le plan Orsec a été déclenché vers 22H40 dans les départements de la Charente et de la Charente-Maritime afin de faciliter la coordination des différents services de secours. Douze personnes sont mortes dans les Charente-Maritime, dont quatre dans des accidents différents dus à la présence d'arbre sur la chaussée. Une autre personne a été tuée par la chute d'une cheminée à Rochefort. Un marin-pêcheur qui avait disparu en mer a été retrouvé, blessé mais sauf. En
 Haute-Vienne, c'est un garçon de 12 ans qui a trouvé la mort lorsqu'un arbre s'est abattu sur sa maison.

La tempête s'est ensuite déplacée plus au sud vers la Gironde et le pays Basque. A Pessac, près de Bordeaux, une femme de 70 ans a été tuée par la chute d'un arbre. A Bordeaux, la Garonne est sortie de son lit vers 22H30, provoquant des inondations sur les quais.

Les rafales ont poursuivi leur chemin ravageur vers le Sud-est du pays. Quatre préfectures de Midi-Pyrénées ont mis en place des cellules de crise. Vers deux heures du matin, les pompiers avaient effectué environ 150 interventions en Isère et autant en Savoie. Météo France lançait même un avis d'alerte à l'attention de la Corse.

La tempête s'est évacuée ce matin vers l'est. Seuls le pourtour méditerranéen et la Corse ont été affectés aujourd'hui par de forts vents d'ouest qui atteindront jusqu'à 120km/h autour du Golfe du Lion et 140 km/h en Corse. Ce vent faiblira au fil de l'après-midi et en cours de nuit. Sur la façade atlantique, les rafales ne devraient pas dépasser aujourd'hui les 80 km/h. (N.Obs.)


La France sous le choc de la tempête

(Le Nouvel Observateur, 27 décembre 1999 - intégral)

Plus de 30 morts dans la violente dépression qui a balayé hier le nord du pays. Avis de tempête sur le sud cette nuit.

Arbres déracinés, cheminées arrachées, toitures brisées, grues effondrées, routes coupées, aéroports fermés, ou encore trains arrêtés: les éléments se sont déchaînés hier matin sur le tiers nord de la France, dans l'une des tempêtes les plus meurtrières du siècle. Les rafales enregistrées ont atteint des valeurs record dans l'Est et dans l'Ile-de-France, avec notamment une vitesse de 173 km/h à Orly. Au moins 31 personnes sont décédées, le plus souvent dans leurs voitures sous le choc de la chute d'arbres. Selon Météo France, cette tempête, qui a duré près de six heures, est "un phénomène à  l'extrême du possible en Europe".

La dépression s'est formée dans l'Atlantique et a balayé très rapidement le nord de la France, d'Ouest en Est. Abordant vers 4h du matin la Bretagne, elle se trouvait déjà à 10h dans la région de Strasbourg. Et les dégâts qu'elle a laissés dans son sillage sont impressionnants. Même centenaires, les arbres n'ont pas résisté aux rafales de vent. Des toits et des cheminées ont été arrachés et de nombreuses voies de communication coupées.

Au plus fort des intempéries, deux millions de personnes étaient privées de courant en France.

Plus de 120 pylônes EDF supportant les lignes à très haute tension et 4.500 poteaux moyenne et basse tension ont été endommagés. Près d'un million et demi de foyers étaient encore privés d'électricité à la mi-journée, selon EDF, qui prévoyait un rétablissement du courant dans la soirée pour la moitié de ces abonnés, les autres devant attendre mardi ou mercredi. La société n'a pas constaté de problème au niveau des hôpitaux. Quelques dizaines de milliers d'abonnés au téléphone ont signalé un dérangement, pour certains victimes de coupures dues à des chutes d'arbres.

Le plan ORSEC (Organisation des secours) a été déclenché dans les départements de la Haute-Marne, des Vosges, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle. Avec une douzaine de morts, l'Est a payé le plus lourd tribut à la tempête.

C'est au petit matin que des vents atteignant plus de 180km/h à certains endroits, comme sur l'île d'Ouessant (Finistère), se sont abattus sur les côtes bretonnes. La dépression a ensuite dévasté les
départements de la Manche, de Seine-Maritime, de l'Eure et du Calvados. A Rouen, un clocheton de la cathédrale a fait une chute de plus de 50 mètres, passant au travers du toit de l'édifice pour s'écraser dans la nef, mais il n'y a pas eu de blessé.

L'Ile-de-France a été touchée de plein fouet vers 7h du matin avec des rafales dépassant les 170km/h. «C'est du jamais vu en Ile-de-France», a expliqué un prévisionniste de la station Météo-France de Roissy, qui a enregistré des vents à 173km/h. A Argenteuil (Val d'Oise), un homme et une femme ont été tués par la chute d'une cheminée sur le toit de leur immeuble de quatre étages. Miraculeusement, un  nouveau-né, le deuxième enfant du couple, a été retrouvé indemne dans les décombres. L'autre enfant des victimes, âgé de six ans, dormait ailleurs, chez sa grand-mère. La préfecture des Yvelines a par     ailleurs fait état de six blessés dans le département.

Le nord-est du pays n'a pas été épargné par la tempête qui, loin de s'affaiblir, n'a cessé de se renforcer pour atteindre un pic de violence sur la Picardie. Les aéroports de Strasbourg, Metz-Nancy-Lorraine et Bâle-Mulhouse ont dû être fermés.

(...)
Une autre tempête devrait toucher le sud-ouest de la France dans l'après-midi. Des vents de 110 à 140 km/h atteindraient le littoral de l'Aquitaine au Midi-Pyrénées. Ces rafales se décaleront vers le Golfe
du Lion en fin de nuit avec également des pointes à 140 km/h sur la Corse jusqu'à mardi midi.(AP)


   Warmer World, More Boy Babies

(2 août 1999, Discovery Channel Online  - intégral)

Global warming could tip the gender scales in favor of boy babies because more male infants are conceived during warm weather, says Alexander Lerchi, a German medical researcher.

Lerchi, of Muenster University, charted the birthdates of babies born in Germany between 1946 and 1995. He then calculated the average temperature at their probable times of conception.

Lerchi attributed the higher male birth rate to the fact that the Y chromosome, which determines the male sex, is better able to resist heat than the X chromosome, which determines the female sex. He found that the phenomenon was not just simply a matter of predictable seasonal temperature variations, but that a sudden warm spell in the middle of winter could also have the same effect.

The researcher concluded that continued global warming could change the ratio a couple of percentage points in the boy babies' favor.


WOCN70 CWUL 052008
BULLETIN METEOROLOGIQUE SPECIAL EMIS PAR ENVIRONNEMENT CANADA
MONTREAL A 16H00 HAE LE LUNDI 5 JUILLET 1999.

Dans la nuit dernière, (celle du 4 au 5 juillet 99), des orages ont déferlés sur le Québec. Voici le bulletin spécial émis par Environnement Canada suite à ces événements violents.

ORAGES VIOLENTS SUR L'OUEST DU QUEBEC...

DES ORAGES SE SONT DEVELOPPES EN FIN DE SOIREE DIMANCHE SUR L'ABITIBI ET ONT PROGRESSE VERS LE SUD DE LA PROVINCE AU COURS DE LA NUIT. DES RAFALES DE VENTS DE L'ORDRE DE 120 KM/HR ONT ETE OBSERVES ET IL EST FORT POSSIBLE QUE DES POINTES DE VENT SUPERIEURES AIENT PU SE PRODUIRE PAR ENDROITS. PLUSIEURS ARBRES, ET CERTAINS DE
DIAMETRE IMPOSANT, ONT ETE DERACINES ET DES TOITURES ONT ETE ENDOMMAGEES PAR LA FORCE DES VENTS.

DES VEILLES ET ALERTES METEOROLOGIQUES AVAIENT ETE EMISES SUR L'ENSEMBLE DES REGIONS AVANT LE PASSAGE DE LA LIGNE ORAGEUSE. METEOROLOGIQUEMENT PARLANT, IL S'AGIT D'UN SYSTEME DE CONVECTION A MESO-ECHELLE. LES ORAGES SE SONT ORGANISES SOUS FORME DE LIGNE ET S'INTENSIFIAIENT TOUT EN SE DEPLACANT VERS LE SUD.

LE TEMPS CHAUD ET HUMIDE SE POURSUIT SUR L'OUEST DU QUEBEC JUSQU'A MARDI SOIR ET LA SITUATION METEOROLOGIQUE DEMEURE PROPICE AU DEVELOPPEMENT D'ORAGES VIOLENTS. IL EST FORTEMENT SUGGERE DE PRETER ATTENTION AUX BULLETINS DE PREVISIONS QUI SERONT EMIS ET DE SURVEILLER L'EMISSION DE VEILLES OU ALERTES METEOROLOGIQUES VIA LES
MOYENS DE DIFFUSION HABITUELS; RADIO, TELE, INTERNET, RADIOMETEO.

UNE VEILLE METEOROLOGIQUE SERA EMISE LORSQUE LE POTENTIEL DE TEMPS VIOLENT EST PRESENT POUR UNE REGION DONNEE TANDIS QU'UNE ALERTE SERA EMISE LORSQUE LE TEMPS VIOLENT EST IMMINENT POUR UN SECTEUR DE LADITE REGION. PAR TEMPS VIOLENT ON ENTEND: RAFALES DE VENTS SUPERIEURES A 90 KM/HR, GRELE DE DIAMETRE SUPERIEUR A 2 CENTIMETRES, CRUES SOUDAINES ET TORNADES.

CE BULLETIN SE VEUT UNE SIMPLE MISE EN GARDE ET LE PUBLIC EST PRIE DE SUIVRE LES AVERTISSEMENTS ACTUELS OU SUBSEQUENTS EMIS PAR ENVIRONNEMENT CANADA.


Mon pays, c’est l’hiver

(Matinternet, 14 janvier 1999)

La vague de froid qui a envahi le Québec au cours des dernières heures a fait fracasser plusieurs records.  D'abord, en Abitibi, la température est descendue à -46 degrés C.  Il a fallu utiliser autre chose que du mercure pour enregistrer ce froid puisque le mercure ne peut descendre en bas de -38.  Par ailleurs, Hydro-Québec a battu son record pour la plus forte demande jamais enregistrée.  À 7h15 jeudi matin, Hydro a dû fournir 31 650 mégawatts à ses abonnés, 119 mégawatts de plus que le précédent record.  Le Club automobile a également enregistré un nouveau record en recevant autour de 12 000 demandes d'assistance, deux mille de plus que lors du dernier grand froid.


Le froid fait 31 victimes au Mexique.

(AFP, Journal de Montréal, 12 décembre 1998)

À cause d'une inhabituelle vague de froid sur le nord du Mexique, 31 personnes sont mortes au cours des dernières semaines, dont 19 dans l'état de Basse-Californie. 16 sont décédées à Tijuana, 2 à Ensenada et une à Mexicali. Un plan d'urgence a été établi par les autorités.


Le froid fait 47 morts en Hongrie.

(AP, Journal de Montréal, 12 décembre 1998)

47 personnes sont décédées depuis 10  jours en Hongrie à cause de la vague de froid polaire qui sévit à travers le pays, surtout le nord-est. La plupart des victimes sont des des hommes, sans-abri ou souffrant d'alcoolisme.

Depuis une semaine, les températures descendent la nuit, sous les -15 degrés C, alors que les normales de saison se situent autour de 0 degré.

En Pologne, le froid a déjà tué 100 personnes depuis le début de l'hiver.


Catastrophe écologique en Russie orientale

(AFP, Journal de Montréal, 19 septembre 1998)

De gigantesques incendies ravagent près de 900000 hectares de forêts dans le territoire de Khabarovsk (Sibérie orientale) et la région de l'Extrême-Orient russe, selon l'agence Itar-Tass.

Dans le territoire de Khabarovsk, 432000 hectares sont actuellement en feu, alors que déjà 1,2 million d'hectares ont brûlé et que près de 10 millions de m3 de bois ont été réduits en cendres. Dans la région de l'Extrême-Orient russe, ce sont 447900 ha qui sont ravagés par les flammes.

Des mois d'août et de septembre exceptionnellement secs ont aggravé une situation qualifiée par les responsables locaux de "catastrophe écologique".


Hot enough for you?

(Dan Brown, Globe and Mail, September 5, 1998 - intégral)

Across Canada, an exceptional summer was preceded by the second-mildest winter on record and the mildest spring. It's almost as if the gods know Canadians need a little something to jaw about.

Coldstream, Ont. -- FROM the vantage point of the beginning of May, summer in Canada seems like a kind of Promised Land. Still weary from our winter travails, we imagine the next season will be a place flowing with beer and suntan oil, an Edenic garden where we'll frolic endlessly without ever having to resort to snowpants or block heaters again.

And it's easy to pretend, when the warmer temperatures of June and July do arrive, that the oasis is real. But August too soon sets in, and along with it end-of-summer guilt. Where did the time go? What did I accomplish in my brief moment in the sun? Why is my skin still so pale?

Now the Labour Day weekend is upon us. So face it. The summer of '98 is over.

If you're wondering where all the warm days have gone, they've vanished into the same repository in which all Canadian summers wind up: the collective memory. But this summer was so close to that winter-weary Canadian fantasy come-to-life, it seemed to be the promise made real. It also earned a spot in the record books.

"There's never been a year like this," says David Phillips, senior climatologist with Environment Canada, based in Downsview, Ont. And much about our season of broken records has startled Mr. Phillips and other experts: the way summer flouted custom and came weeks early; how uniform the blanket of warmth was across the country; and that July was the single warmest month in Canadian history.

According to Mr. Phillips, the weather did more to unify Canadians than the Supreme Court's ruling on the terms of Quebec separation. A pattern of "freezing in the West, basking in the sun in the East" usually holds true, but this time a curiously democratic thing happened: All regions of Canada got equal treatment from Mother Nature. If the residents of one province were wearing shorts, sundresses and sandals, so were their cousins in the other nine. "That is very unusual for Canada. I mean we're the second-largest country in the world," Mr. Phillips says. Thankfully, no one needed to feel left out.

The veteran weather watcher credits a deficit of Arctic and a surplus of American air for the warm, dry conditions that prevailed over the True North. What came as a surprise to him, though, was how such an exceptional summer followed on the heels of the mildest spring and the second-mildest winter on record. His theory is that in a typical year one season will inevitably be slightly above or below average while the rest are seasonally normal. It's almost as if the weather gods know Canadians need a little something to jaw about.

In 1998, however, the records keep falling. Forget Mark McGwire -- it's the environment that's hopped up on steroids. The average national temperature for the first half of the year was 2.7 degrees above normal. In the Northwest Territories, the average was five degrees above normal.

"The first six months of 1998 rank as the warmest first six-month period in the 51 years since nation-wide temperature records began in 1948," Environment Canada reports.

Chris Cowan, a forecaster in the agency's Edmonton bureau, agrees with Mr. Phillips that the news of the summer is how temperatures have remained above normal for such a prolonged period. Their colleague in Atlantic Canada, Bill Richards, concurs: "That is probably the most remarkable story." The figures Mr. Cowan has collected in Alberta mirror the national picture: If you factor May into the equation, then 1998 is the hottest summer on record. Isolating June, July and August, the mean temperature in Edmonton was 18.1
degrees. Normal for that three-month block is 16.6, and 1961 holds the record with a mean of 18.5. For now.

"Two degrees above normal in summer is very significant," Mr. Cowan says. And what do you know? 1998 also saw a record set in the category of daily highs. On Aug. 5 some stations in Mr. Cowan's area reported temperatures of 36 -- the warmest day in Edmonton in 50 or 60 years.

Because May acted more like June and left lots of dry tinder on the ground, the stage was set in Alberta for a record-breaking forest-fire season.

"It's probably the worst summer in some cases," says Rick Strickland, information officer for the province's forest service. The Alberta government has spent a record amount of money ($177.1-million) putting out a record number of fires (1,529, and counting, of the country's total of more than 8,000) with crews on the job without a break since April 28.

Canadians are a hardy people, and it's not just winter that tests our resilience. Mr. Strickland takes solace from the fact that nowhere near a record amount of forest has been consumed this year. Which doesn't necessarily mean the fires have been tame. Driven by high winds, one blaze in May grew from a 500-hectare fire to a 19,000-hectare inferno in 24 hours. The day after that it swelled to 120,000 hectares.

Winds last month blew a 30-kilometre-wide bank of smoke into Edmonton from fires near Slave Lake, reducing visibility in the city to its lowest level ever (800 metres) and choking Edmontonians. By way of contrast, Toronto's smoggiest day this summer reduced visibility to 1.6 km.

Would the real Big Smoke please stand up?

The country-wide heat wave hit Atlantic Canada hard. Southern New Brunswick and Northern Nova Scotia experienced near-drought conditions in the latter half of July and the first part of August. The region had egligible precipitation combined with above-normal temperatures for three weeks in a row. Grass on lawns went brown. Crops in the fields wilted.

The lengthy dry spell wasn't a "Sahara Desert type of drought," says Bill Richards, a climatologist stationed in Fredericton, but it may very well have qualified as the Maritime equivalent. Farmers accustomed to receiving 80 or 90 millimetres of rain a month had to make do with as little as five or 10 mm. As part of the same system, daily temperature records were shattered in Saint John on Aug. 8 (30) and Moncton Aug. 9 (33.5). Forest fires forced logging operations to be restricted.

The bragging rights for living in the hottest spot in Canada go to the 4,500 residents of Osoyoos, a town in southern British Columbia that endured 42.8-degree heat on July 27. That Osoyoos would be Canada's heat champion for 1998 makes perfect sense, given the town's location within a thin strip of desert that extends up into B.C. from south of the American border.

On its World Wide Web site, Osoyoos is described as "Canada's desert oasis." Its mayor, John Cooper, opened a new lakeside park on the historic day and, since it had been solidly hot from the beginning of July onward, the bald municipal politician made a point of remembering to put on a hat before he ventured out. The beach, naturally, was packed. "It was baking hot," Mr. Cooper says.

Weather Network meteorologist Fritz Nivose says that temperatures of over 40 degrees were reported in several locales in B.C. starting July 25. The highs persisted for a couple of weeks. "A heat wave that long is unusual. You don't see that every year," says Mr. Nivose. Osoyoos' 42.8 degrees is in the same ball park as the highest temperature ever reported in B.C. (43.3 at Newgate on July 19, 1960) and approaches the all-time Canadian record of 43.5 that Kincaid, Sask., set on June 5, 1988.

"We just saw it as a typical Osoyoos summer day," says Mr. Cooper. It was what he terms a "chilled chablis" sort of day.

As for what's driving the country-wide warming trend, there's just no getting around a mention of global warming. Sorry. The purported phenomenon has been blamed for every malady from the wonky stock market to the plunging dollar, but in this case it may actually be the culprit. Even doubting Thomases like David Phillips are on the verge of believing. "There's obviously something amiss out there."

 To Mr. Phillips, the case for the existence of global warming gets stronger year  by year. This year's above-normal temperatures, particularly the high values seen  in the North, conform to the models scientists have generated to predict what a  globally warmed Canada will feel like. Nine of Earth's 11 warmest years have  occurred since 1986, and 1997 was the warmest year ever around the world.  The evidence is still circumstantial, but global warming -- hyped more than Godzilla -- could turn out to be more than a eaningless scare theme. Mr. Phillips thinks the questions is not if human activity has played a role, but how big a role we've played.

The summer of 1998 proved once and for all that "Canada" isn't a synonym for "cold." As we sat our on our decks sipping beer or lapping at melting ice-cream cones, winter seemed like a nightmare, a cruel and cold planet light-years away. But this dominion of ours, once the native home of hockey and long underwear, is becoming less frosty with each passing year. Had it been a movie, the summer would have borrowed its title from a recent Hollywood release: Heat. Dan Brown is a writer living in Coldstream, Ont. As a matter of fact, it was hot enough for him.

PHEW! WHAT WEATHER!
Observations from the files of The Globe and Mail about the long, hot summer of '98

"Statistically, in an unchanging climate, a spring like this can be expected once every 250 years."
- Bob Whitewood, an Environment Canada climatologist.

"As soon as the humidex gets between 30 and 39, people get uncomfortable, irritable even. Above 30, almost everyone complains about the weather.
- Phil Chadwick, a severe-weather specialist at Environment Canada.

"I'm obviously not staying inside. I'm working on my cancerous rays."
- Willi White, a sun bather at Toronto's Woodbine Beach.

"If Canada's weather were a machine, it would be on its way to the repair shop."

"The land that Voltaire once dismissed as a few acres of snow has become a meteorological smorgasbord."

"Certainly, the list of climatic oddities in Canada in the past year is long."
- Murray Campbell, reporter, The Globe and Mail.

"This is the dreaded flying-over weather: good for the birds, sad for the birders hoping to see them pass."
- Globe bird columnist Peter Whelan, reporting from Point Pelee, Ont.

"We know that the 1990s are the warmest decade in 600 years, and it is quite likely that 1998 will be the warmest year in 600 years."
- Thomas Karl of the National Climatic Data Center in Asheville, North Carolina.

"We know that as a result of global warming, there is more heat in the climate system, and it is heat that drives El Nino."
- U.S. Vice-President Al Gore.

"The rest of the world shivered and feared El Nino, but Canadians kind of applauded it."
- David Phillips, senior climatologist with Environment Canada.

"Everybody blames El Nino for everything, but that is not always right."
- Eirah Gorre-Dale of the World Meteorological Organization.

"You blame everything on me."
- the voice of an El Nino doll reportedly being sold by an Oregon toymaker.


Preparing for a hotter planet

(William Thorsell, Globe and Mail, August 29, 1998 - intégral)

Nineteen ninety-eight is said to be the warmest year globally in the past several centuries, with Canada's July the warmest in 50 years. Environment Canada reports that the first seven months of the year were the warmest on record in Canada (which is, however, only a short time geologically). Scientists now say that satellite measurements have understated high-altitude temperatures over the past two decades, because scientists failed to correct for orbit degradation over time. Clearly, it's warmer this year than normal and the past 20 years have been generally warmer than normal.

It may well get hotter still. According to the World Energy Council, annual global emissions of carbon dioxide (CO2) have risen by 9 per cent since 1990, and they will continue to rise as world population and economies grow. If we stabilized annual global CO2 emissions this year -- a very ambitious goal that is not even on the global agenda -- CO2 levels in the atmosphere would continue to rise.

Most scientists say that rising CO2 levels will contribute to global warming, which may well be under way for other powerful reasons. (The Earth is still emerging from an ice age, after all, and global temperatures are still well below geological averages.) The predictive quality of Earth scientists is open to dispute, but let us assume that additional CO2 will contribute to natural global warming, and that we are in for hotter times.

 In 1995, the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) published a  report called Impacts, Adaptation and Mitigation of Climate Change.  Environment magazine examined the 728 pages of text and observed that only  32 pages were devoted to adaptation. That was perhaps understandable in a  political context, where making the case for CO2 reductions was the primary goal. It is not enough now in the context of real world experience.

We need another IPCC-type study focused solely on adaptation, which could well be the pressing issue for humanity in the next 50 years. Actively preparing for global warming should not be resisted on the grounds that it suggests complacency about humanity's contribution to greenhouse gases. In fact, the more visibly we prepare for the possibility of global warming, the greater the political constituency may be for possibly mitigating it through actual CO2 reductions.

According to the sketchy 1995 IPCC report, the greatest impact is likely to be on agriculture in equatorial zones. This suggests an analysis of alternatives to current crops in hot climes, and the development of food supply systems for highly exposed peoples, most of whom are poor.

Rising sea levels caused by warmer water (which expands with heat) and melting glaciers would threaten many coastal areas, including places such as New York City, London and the Netherlands, not to mention Bangladesh and many tropical islands. Adaptation strategies would have to range from dike protection (as exists already across the Thames in London) to orderly abandonment (bye bye Greenwich Village). Insurance coverage, land-use regulation and environmental rules need to be reviewed. Should we allow people to build in newly identified flood-prone spots, or to buy insurance if they do?

The implications for human health range from expanding malaria territories to safer winter conditions in northern climes. Vaccination and sanitation programs will need to be reconsidered. Vast public-health information programs will be required if the planet really does heat up.

Warmer climates will lead to expanding ranges for certain flora and fauna. It has been suggested in North America that natural corridors be created to allow for the orderly migration north of tree species and animals. University agriculture faculties might well undertake research on the speedy conversion of boreal soils to food production, which would help offset agricultural losses in the tropics.

We need analyses of potential water and electricity use in light of warmer temperatures, even in places such as Canada which have an abundance of both. More irrigation, air conditioning and pressure to export water are likely in the face of hotter summers.

Some predict that tens of millions of refugees in the tropics will attempt to emigrate north, as their arable soil and the land itself erodes. This could lead to considerable conflict in neighbouring states and moral dilemmas for everyone else.

While much work is done on potential adaptation strategies, we also need much more work on the economic consequences and choices that come with serious commitments to CO2 reduction. It may or may not be relevant, but the vagueness about the effects of possible CO2 reduction strategies almost equals that about the scope of possible adaptations to much more temperate climes.

The intellectual work on what to do about what may be inevitable in global warming has barely begun.
E-mail: wthorsell@globeandmail.ca


Réchauffement du climat

(Washington (AFP), Journal de Montréal, 16 août 98)

Un réchauffement du climat qui a duré quelques siècles s'est produit brusquement il y a 2000 ans en Afrique équatoriale, indique une nouvelle étude dans le magazine Science.

Des chercheurs de l'Institut des Sciences Weizmann à Rohovot (Israël) ont constaté qu'un réchauffement très rapide et important (4 degrés Celsius) des eaux du lac Hausberg Tarn a eu lieu vers l'an 350 avant notre ère et a duré jusqu'à l'an 450. Ce lac est situé à une altitude de 4 500 mètres sur les pentes du Mont Kenya, en Afrique de l'Est. Selon le principal auteur, le Pr Aldo Shemesh, cette découverte, réalisée grâce à l'étude des sédiments accumulés au fond du lac, permet de constater que le climat a pu évoluer brutalement bien avant que les industries modernes ne relâchent des gaz à effet de serre dans l'atmosphère, donc sans aucun lien avec l'activité humaine. Peut-être cela aidera-t-il à mieux comprendre l'évolution actuelle du climat...


Les inondations ont déjà fait 4000 morts au Bangladesh

(Dacca (AP), Journal de Montréal, 14 août 98)

De nouvelles inondations frappent le Bangladesh, où depuis le 15 juillet quelques  4000 personnes ont déjà trouvé la mort. Plus de 66000 personnes souffrent de fièvres et de diarrhées, rapportent jeudi les responsables du Centre de prévision et d’alerte sur les inondations. Provoquées par les eaux insalubres, ces maladies ont déjà causé la mort de 40 personnes au  cours du mois dernier.

Des millions de maisons ont été détruites dans les pluies diluviennes et les inondations qui s’en sont ensuivies, détruisant 387000 hectares de récoltes de riz ou de lentilles, selon le ministère de  l’Agriculture. Quelque 540 km de digues ont également été endommagées, alors que tous les fleuves du pays ont dépasser leur cote d’alerte.


Nouveau front sur les inondations en Chine

(Pékin (AP), Journal de Montréal, 14 août 98)

Après le centre et le sud de la Chine frappés par la crue du Yangtsé, c’est au tour du nord-est du pays, l’ex-Mandchourie, d’être confronté aux inondations, avec le débordement du fleuve Nen.  Ces inondations sont les pires depuis 44 ans.

Dans le centre et le sud, les provinces du Hubei et du Jiangxi, les plus touchées, ont vu passer lundi et mardi le quatrième pic de crue du Yangtsé, qui a encore un peu plus fragilisé les digues affaiblies par un mois d’inondations.

Le nord-est est touché à son tour, le fleuve Nen atteignant des niveaux record: une digue de 600 mètres a cédé mardi, isolant 2.300 personnes, rapporte l’agence de presse officielle Chine Nouvelle. Dans la même région, 15.000 personnes sont sans abri après l’effondrement d’une digue de la rivière Hulin.

Le Yangtsé, dont les niveaux ont dépassé dans de nombreuses régions leurs précédents records, ne devrait pas baisser avant plusieurs semaines. On pourrait même atteindre un cinquième pic de crue dans les jours qui viennent, selon le Quotidien de Chine.

Si le bilan officiel se maintient à 2.000 morts depuis la semaine dernière, ce même journal précise que des inondations brutales dans le Sichuan ont fait 34 morts et 69 blessés ces dix derniers jours.
Quelque 17 millions d’habitations ont été détruites et des millions de personnes vivent dans des abris de fortune, dans une chaleur humide et écrasante.

En 1954, la situation météorologique était similaire, selon un spécialiste cité par Chine nouvelle. Les inondations avaient alors fait 30.000 morts.

Dans le comté de Huamei, sur l’autre rive du Yangtsé, face à Jiujiang, dans la province du Jiangxi, les maisons et usines sont dans l’eau jusqu’au premier étage, entre le fleuve et une importante digue qui tient toujours. Mais, vendredi dernier, dans Jiujiang même, une digue a cédé: cette ville de 500.000 habitants restent partiellement sous les eaux, sans que l’on ne connaisse le nombre de victimes.
Parmi les réfugiés, la dysentrie et les infections liées à l’eau polluée se répandent. Mais le ministère de la Santé affirme que les débuts d’épidémie ont été rapidement contrôlés.


Canicule en Grèce

(Athènes (AP), Journal de Montréal, 4 juillet 98)

Avec des températures de plus de 42 degrés, la cote d'alerte en matière de pollution a été largement dépassée en Grèce, où au moins 4 personnes sont mortes et des centaines d'autres hospitalisées à cause de la chaleur.

À Athènes, où la chaleur vient s'allier à une épaisse couche de smog, les autorités conseillent aux habitants de rester chez eux. Au moins 4 personnes sont mortes à cause de la chaleur, dont un enfant de 3 ans mort d'insolation.

La température devrait chuter un peu d'ici un jour. 


Vague de chaleur sur l'Italie

(Journal de Montréal, 4 juillet 1998, AFP)

La vague de chaleur qui s'est abattue sur l'Italie avec des pointes de près de 47 degrés a entraîné la mort de 6 personnes et alimente les incendies qui ont déjà ravagé plusieurs milliers d'hectares de maquis méditerranéen.

Plus de 4000 hectares de maquis sont partis en fumée entre mardi et jeudi en Sardaigne, et vendredi plusieurs milliers d'hectares étaient en feu en Sicile.

Le vent de sirocco continue à attiser les flammes en Sicile, tandis qu'en Sardaigne elles ont été maîtrisées. Les autres régions du sud - les Pouilles, la Calabre, la Campanie, la Basilicate et le Molise - ne sont pas épargnées et 3000 pompiers ainsi que l'armée ont été mobilisés.

À Rome comme dans le centre du pays, la température dépassait les 36 degrés.


Découverte d'une planète autour d'une étoile proche de la Terre

(Journal de Montréal, 27 juin 98, AFP)

1,6 fois plus massive que Jupiter, cette planète a été découverte autour d'une des étoiles les plus proches de la Terre, l'étoile Gliese 876, située à 15 années lumières. La planète n'a pas été vue, mais sa présence fut trahie par son action sur l'étoile, qu'elle attire lorsqu'elle passe à proximité. La découverte, fut réalisée par l'équipe Geoffrey Marcy, de l'Université d'État de San Francisco, à partir de l'observatoire Lick sur l'île hawaienne de Mauna Kea.

La planète met 61 jours pour effectuer une orbite autour de Gliese 876 et sa distance moyenne par rapport à l'étoile est 1/5 de celle séparant la Terre du Soleil.

La découverte porte à 12 le nombre des planètes découvertes grâce à leur action sur leur étoile-mère. Il semble, selon un chercheur, que la planète serait gazeuse.


L'année 1997 fut la plus chaude depuis 600 ans

(Journal de Montréal, 9 juin 1998, AFP)

Ce siècle a été le plus chaud en 600 ans, 1997 a été l'année la plus chaude et nous avons enregistré des nouveaux records de température chaque mois depuis janvier selon un rapport de NOAA (Administration des
océans et de l'atmosphère).

Les températures combinées des terres et des océans pour les 5 premiers mois ont dépassé de 0,25 degré C les précédents records. Le dernier El Nino a provoqué aux Etats-Unis des records de températures, mais également de précipitations, ainsi qu'une série de tornades qui ont déjà tué en 1998, 122 personnes, soit autant que le record annuel de 1984. Ailleurs dans le monde, des sécheresses ou des précipitations anormales
ont également été enregistrées. Ces records résulteraient en fait de la conjonction du réchauffement de la planète et d'El Nino.

Les 10 derniers phénomènes El Nino du XXe siècle montrent que leur fréquence s'accélère et que les chaleurs qu'ils induisent sont de plus en plus élevées. Toutefois, il est impossible pour le moment de dire si c'est le réchauffement de la planète qui multiplie et aggrave les phénomènes El Nino, ou le contraire.

Selon les spécialistes, la situation reviendra à la normale, avec notamment des pluies dans les régions  d'Amérique latine touchées par la sécheresse, comme le Mexique ou le nord-est du Brésil. Ils prédisent
pour l'hiver prochain aux Etats-Unis, des températures plus froides que d'habitude.


Canicule en Inde : plus de 500 morts en 15 jours

(AFP, Journal de Montréal, fin mai 98)

Une canicule qui affecte l'Inde depuis la mi-mai a tué 519 personnes. Des températures records de 47,9 degrés C ont été enregistrées dans le centre du pays.

La chaleur a cependant baissé quelque peu à New Delhi, où elle était de 44,6 hier contre plus de 46 degrés les jours précédents. Habituellement en cette saison bien que généralement moins élevée, la chaleur ne doit diminuer qu'avec l'arrivée des pluies de mousson, qui doivent en principe survenir début juin dans le sud du pays et remonter lentement vers le nord pour atteindre New Delhi à la fin du mois.


Des astronomes repoussent les limites connues de l`Univers

(La Presse, 2 mai 1998, AFP)

Des astronomes américains et britanniques viennent de repousser d`une poignée de millions d'années les limites connues de l'Univers endécouvrant une jeune galaxie qui serait la plus lointaine jamais identifiée dans le cosmos, indique Science News.

Cette galaxie, repérée par l'oeil de l'un des 2 puissants télescopes Keck de Mauna Kea, à Hawaii serait éloignée d'environ 12,3 milliards d'années-lumière de notre Terre.

Dans un univers dont l'âge est estimé à environ 15 milliards d'années, cette galaxie serait l'une des toutes premières formées après le Big Bang.



 

La grêle fait 12 morts en Chine

(La Presse, 25 avril 1998)
Douze personnes ont été tuées et plus de mille blessées, dont 110 gravement, lors d'une tempête de grêle qui s'est abattue mercredi soir sur la province chinoise du Jiangxi (sud), a annoncé l'agence Chine Nouvelle.
Des grêlons de 7,5 de diamètre se sont abattus sur les 2 communes, s'enfonçant jusqu'à 10 cm dans le sol. Quelques 408 habitations se sont effondrées suite à cette tempête, 40 000 logements ont été endommagés et plus de 660 000 habitants ont été affectés par la catastrophe a des degrés divers.

À Pingxiang, où il s'est abattu mercredi vers 18h00, l'orage a laissé en 30 minutes une bande de destruction de 10 à 15 km de large sur 60 km de long. Quelque 13 300 hectares de terres cultivables ont été dévastés.
Le territoire de la commune avait déjà été touché par une catastrophe de même ampleur en 1957. L'orage accompagné de vents de force 10, s'est ensuite abattu sur 9 localités de la commune de Fengcheng vers 21h où il a sévi jusqu'au petites heures de jeudi.


Des tornades ravagent le sud des États-Unis.

(Journal de Montréal, 18 avril 1998, AP)

Des tornades ont balayé jeudi le sud des États-Unis pour la deuxième fois en huit jours, faisant au moins 11 morts et une centaine de blessés dans 3 états - Tennessee, Kentucky et Arkansas.

Il s`agit de la dernière série de tornades meurtrières depuis le mois de février : une centaine de personnes avaient alors été tuées dans 9 états du sud des États-Unis.


Un hiver trop chaud pourrait accroître le risque d'allergies chez certains

(Journal de Montréal, 21 mars 1998, PC)

L'hiver qui finit a été moins neigeux et moins froid (second hiver plus doux des 51 dernières années), mais le prix à payer: un accroissement du taux de pollen et de moisissures dans l'air.

Déjà certaines régions des États-Unis ont observé des taux anormalement élevés de pollen depuis février et une augmentation de 20 à 30% des cas d'allergie. Des experts médicaux estiment que le bourgeonnement hâtif des érables dans l'est du pays et une hausse notable des symptômes d'asthme annoncent l'arrivée prématurée de la saison des allergies.

Le phénomène El Nino a affecté les 4 coins du continent nord-américain : pluies torrentielles dans le sud, tempêtes de pluie verglacante au Québec et hausse généralisée des températures normales saisonnières dans le nord.

Le Québec et l'Ontario ont connu des températures de 7 degrés plus élevées que la moyenne. Ces données révèlent que les hivers canadiens tendent à s'adoucir d'année en année.

Les scientifiques ne s'entendent pas encore sur la relation à établir entre le réchauffement planétaire et El Nino: le premier est-il responsable de la force et de la fréquence du second, ou est-ce El Nino qui est responsable de l'adoucissement du climat?

"A long terme, nous aurons des hivers plus chauds. Cela ne fera que prolonger la saison des allergies et la pollinisation de différents végétaux, et accroître la présence de pollen (...) ce qui se traduira par une hausse globale des cas d'allergies", disait le Dr Susan Waserman, allergiste au Centre Médical de l'Université McMaster.

Près de 20% des Canadiens souffrent d'allergie dont 3 millions d'asthme.


 L'un des hivers les plus doux depuis 1948

(La Presse, 18 mars 1998, Presse Canadienne)

Selon Environnement Canada, l'hiver 1997-1998 a été l'un des plus doux de l'histoire, i.e. depuis 1948, alors que ce genre de statistiques a commencé à être compilé.

La moyenne des tempéeratures nationales pour les mois de décembre, janvier et février s'est établie à 2,8 C au-dessus de la moyenne historique, ce qui en fait l'hiver le plus doux après celui de 1986-1987 (moy. 3,0).

Le temps doux s'est surtout fait sentir dans le centre du Canada, où l'on a enregistré des températures de 7  egrés au-dessus de la moyenne. Il n'y a qu'au nord-est du pays, dans la région de l'île de Baffin, que les températures ont été sous les moyennes.

Le phénomène météorologique El Nino peut être tenu responsable de cette situation et aussi pour la baisse de la quantité de précipitations. Le dernier hiver a été le septième  plus sec, avec un niveau de précipitation 11,8% en dessous de la moyenne.

Malgré tout, le sud de l'Alberta a connu la pire tempête de neige de son histoire (vieille de 113 ans), pour un 17 mars. Il est tombé entre 30 et 60 cm à Calgary et dans les environs.


Le canal de Suez fermé par le sable.

(La Presse, 17 mars 1998, AP)

Du Liban au sud de l'Égypte, une tempête de sable soufflait hier sur l`ensemble du Proche-Orient, entraînant la fermeture du canal de Suez en Égypte, obligeant les avions des ministres des Affaires étrangères de
Grande-Bretagne et de l'Irak à modifier leur itinéraire et faisant victimes et dégâts.

Au moins 4 personnes ont été tuéees en Jordanie dans un accident de la circulation provoqué par le sable sur l'autoroute entre Amman et Bagdad. En Égypte, 3 personnes ont été tuées et 28 autres blessées dans plusieurs accidents, l'un au Caire et les autres sur Assouan-Le Caire.

Cette tempête est décrite comme la pire qu'on aie jamais vue au Liban, et la plus grave en 50 ans en Jordanie.


L'astéroide 1997XF11 ne s'écrasera pas sur Terre en 1998.

(Le Devoir, 13 mars 1998, AP)

Prenant le contrepied des prévisions alarmistes de l'Union internationale d'astronomie, les scientifiques de la NASA ont estimé hier que l'astéroide1997XF11 - assez gros pour causer une explosion équivalente à 2 millions de fois la bombe atomique d'Hiroshima - ne s'écrasera finalement pas sur la Terre en 2028, une éventualité que d'autres spécialistes envisageaient.

Les experts du Laboratoire de propulsion à réaction (JPL) dépendant de la NASA ont calculé que l'astéroide passera en fait à 960 000 km de la Terre. "La probabilité d'un impact est de 0", a affirmé Donald Yeomans du JPL de Pasadena (Californie).

Ce dernier, avec un autre astronome Paul Chodas, avaient déniché des photos du ciel prises il y a 8 ans par le télescope de l'Observatoire Palomar. Selon eux, les photos contenaient des images de l'astéroide 1997XF11, qui était à l'époque un point lumineux non-identifié.

En se servant de ces images datant de 1990, ainsi que d'observations récentes de l'astéroide, les 2 astronomes ont calculé sa trajectoire orbitale pour découvrir qu'il ne passera pas à moins de 960 000 km de la Terre, en octobre 2028.

Les astronomes de l'Union internationale d'astronomie n'ont pas pu être joints dans l'immédiat pour donner leur avis sur ces nouveaux calculs.

Mercredi, l'Union internationale avait annoncé que l'astéroide passerait probablement à moins de 48 000 km de la Terre et que le risque de collision était "mince mais pas complètement exclu."

Suite à cela, des astronomes de JPL ont retrouvé les photos d'archives et ont fait de nouveaux calculs qui selon eux, mèneraient l'astéroide à un trajet orbital en dehors de l'orbite de la lune.


Un gros astéroide risque de s'écraser sur Terre en 2028.

(Journal de Montréal, 13 mars 1998, AP)

Un astéroide assez gros pour causer une explosion équivalente à 2 millions de fois la bombe atomique d'Hiroshima pourrait entrer en collision avec la Terre en 2028, selon l'Union internationale d'astronomie, qui juge le risque «mince, mais pas complètement exclu».

L'astéroide 1997 XF11 a été découvert le 6 décembre dans le cadre du programme Spacewatch de l'Université de l'Arizona et vient s'ajouter à la liste des 108 astéroides classés comme «objets potentiellement dangereux».

D'un diamètre de 1,6 km, le corps céleste décrit une orbite variable autour du soleil, derrière lequel il devrait disparaître dans les prochains mois, avant d'être à nouveau visible en l'an 2000. En 2002, il devrait se trouver à moins de 9,5 millions de km de la Terre.

Mais le danger devrait survenir bien plus tard. Selon des observations de l'Université du Texas, l'astéroide sera à son point le plus proche de la Terre le 26 octobre 2028.

D'après les estimations les plus optimistes, XF11 passera probablement à moins de 48000 km de la Terre, soit beaucoup plus près que la Lune. Mais l'estimation de son orbite comporte une marge d'erreur de 290000 km, ce qui fait qu'une collision avec la Terre est théoriquement possible. «Le risque de collision est mince, mais pas complètement exclu» souligne l'Union internationale d'astronomie. «La collision de l'astéroide avec la Terre serait la source d'un  véritable cataclysme. Un objet aussi gros s'écrasant sur Terre pourrait
tuer beaucoup, beaucoup de monde.»

Si l'on en croit Jack Hills, du Laboratoire national de Los Alamos, la  chute d'un tel astéroide venant s'écraser à plus de 27000 km/h sur la Terre produirait une explosion dont l'énergie serait équivalente à 320000 mégatonnes de dynamite, soit près de 2 millions de fois la bombe atomique d'Hiroshima.

Sa chute dans l'océan provoquerait un gigantesque raz-de-marée haut de plusieurs centaines de mètres, qui balaierait des milliers de km de régions côtières, détruisant des villes entières. Sur la terre ferme, le choc creuserait instantanément un cratère de 32 km de diamètre et soulèverait un nuage de poussière et de vapeur qui obscurcirait la lumière du soleil «pendant des semaines, voire des mois», note M. Hills.

Les astronomes devraient pouvoir établir la trajectoire orbitale précise de l'astéroide quelques annéees avant la date pressentie pour une éventuelle collision. Ce n'est qu'alors que le risque réel de catastrophe devrait être établi.


Le temps doux stimule le réveil prématuré des plantes.

(La Presse, 4 mars 1998 par Pierre Gingras)

La température anormalement élevée de février a provoqué un certain réveil de la végétation et à certains endroits, le long des fondations de maisons, les tulipes ont commencé à percer le sol alors qu'ailleurs,
des chatons sont apparus sur les saules.

Si le phénomène se manifeste particulièrement tôt cette année, il n'est pas exceptionnel pour autant. Michel Labrecque, conservateur du Jardin Botanique de Montréal se souvient notamment qu'au début des années 80, une période anormalement chaude en février avait provoqué l'émergence des bourgeons floraux des pommiers. Ces bourgeons avaient gelé à la suite d'une vague de froid, provoquant une diminution de la récolte.

«Il va sans dire que si on connait une période de froid, -15 degrés par exemple, les plantes sorties de leur dormance hivernale pourraient être endommagées. (...) La partie émergée du sol pourrait geler partiellement, ce qui peut affecter la floraison».

Selon Renel Lagacé, météorologue d'Environnement Canada, on prévoit un printemps hâtif, puisque les températures du mois de mars devraient être supérieures à la normale. Même scénario en avril, mais de façon un peu moins prononcée, «l'effet El Nino» ayant commencé à s'estomper.

Si le printemps se fait plus hâtif, seul l'avenir nous dira s'il ne se fera pas trop long, comme ce fut le cas l'an dernier. «Cela ne veut pas dire que nous ne connaîtrons pas quelques jours de grands froids dans les semaines qui viennent, même si c'est peu probable».

En mars 97, il était tombé 73 cm de neige. Avril avait été plus froid que la normale avec un mercure qui tombait sous 0 chaque nuit. Le 9, il avait fait -11 degrés, le 18, il tombait 21 cm et le 20, les dernières traces
de neige disparaissaient. Mai avait été très éprouvant pour le moral. Le 18, la saison de pêche commençait sur un mauvais pied: la majorité des lacs étaient encore gelés.


Océan sur Europe?

(AP, La Presse, 3 mars 1998)

Des images prises en décembre dernier par la sonde Galilée semblent montrer qu'un océan existerait sous la surface gelée d'Europe, l'un des satellites de Jupiter.

Selon le scientifique James Head de l'Université Brown: «C'est un endroit tout à fait excitant parce qu'il peut être capable de nous apprendre des choses sur les origines de la Terre et peut-être même de la vie.»

Un indice laissant penser qu'un océan existe: un cratère large de 26 km qui aurait pu être rempli par de l'eau venue du sous-sol avant de geler en surface. On a aussi découvert de grands plateaux recouverts d'une
espèce de banquise.



 

Qualité de l'air en baisse à Montréal

(La Presse, 12 février 1998)

Selon Luc Lefebvre, surintendant du Service de l'environnement de la CUM : "Le temps sec depuis quelques jours, les légères inversions de température, ainsi que les vents du nord assez faibles ont provoqué une forte détérioration de la qualité de l'air selon notre indice, due principalement à la présence importante de particules fines dans l'air ambiant."  Suite aux analyses des conditions météorologiques et des résultats des stations d'échantillonnage, on se rend compte qu'une partie importante des polluants enregistrés, provient de l'extérieur du territoire de la CUM. Les sources locales qui sont principalement en cause, sont les abrasifs répandus de façon importante en janvier, l'automobile, le chauffage à l'huile, ainsi que l'apport des poêles à bois dans certains quartiers. Des particules fines peuvent être inhalées et causer des troubles cardio-respiratoires. 


Les désastres naturels provoquent une recrudescence des suicides

(Le Journal de Montréal, 7 février 1998, AFP)

Selon une étude américaine dans le New England Journal of Medicine, les catastrophes naturelles provoquent chez leurs victimes de sérieux problèmes psychologiques qui se traduisent notamment par une forte hausse du taux de suicide.

Selon les travaux réalisés par les Centres de prévention  et de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta auprès des victimes de désastres survenus aux États-Unis entre 1982 et 1989, le taux de suicidea enregistré une hausse de 13,8% dans les comtés américains victimes d'inondations au cours des 4 ans qui ont suivi la catastrophe.

De même, le taux de suicide a progressé de 31% dans les régions touchées par des ouragans dans les 4 années suivantes. Quant aux tremblements de terre, ils ont provoqué une recrudescence de 62,9% du taux de suicide dans les secteurs touchés. Aucun phénomène équivalent n'a été constaté au lendemain d'une tornade ou d'une tempête tropicale.

Cette recrudescence dans certains cas spectaculaires des suicides touche invariablement les hommes et les femmes, prédisent-ils.

"Notre étude suggère qu'un soutien psychologique est indispensable après  de sévères catastrophes naturelles (...) beaucoup de choses peuvent être faites pour prévenir ou réduire l'impact des désastres naturels et, en fin de compte, réeduire le nombre de suicides qu'ils provoques", écrivent les chercheurs des CDC.

Les catastrophes naturelles font chaque année aux États-Unis quelque 1,5 millions de victimes, selon les statistiques de l'administration fédérale.


Désastres naturels et suicides font la paire

(agence AFP, La Presse, 5 février 1998)

Selon une étude américaine qui paraît aujourd'hui dans New England Journal of Medicine, les catastrophes naturelles provoquent chez leurs victimes de sérieux problèmes psychologiques qui se traduisent notamment par une forte hausse du taux de suicide.
Ces travaux ont portés sur des victimes des désastres survenus aux États-Unis entre 1982 et 1989. Le taux de suicide a enregistré une hausse de 13,8% dans les comtés américains victimes d'inondations au cours des 4 ans qui ont suivi la catastrophe.
De même, le taux de suicide a progressé de 31% dans les régions touchées par des ouragans dans les 4 années suivantes. Quant aux tremblements de terre, ils ont provoqué une recrudescence de 62,9% du taux de suicide dans les secteurs touchés. Aucun phénomène équivalent n'a été constaté au lendemain d'une tornade ou d'une tempête tropicale.
Cette recrudescence de cas spectaculaires des suicides touche invariablement  hommes et femmes.
Les catastrophes naturelles font chaque année aux États-Unis quelque 1,5 million de victimes.



 

La pluie prive des milliers de personnes d'électricité, en Californie

(agences AFP, AP, Reuter, La Presse, 4 février 1998)

La grosse tempête provoquée par El Nino que tout le monde redoutait depuis des mois a frappé de plein fouet la Californie et la Floride hier, et des milliers de résidants ont dû fuir devant les vagues de 5,5 mètres qui menaçaient d'engloutir les maisons situées près de la plage, ce qui a provoqué d'importants embouteillages sur les routes.

Des pluies abondantes ont frappé la Californie, et des milliers de personnes ont été privées d'électricité après que des vents atteignant 130 km/h eurent déraciné des arbres et projeté dans les airs les meubles des vérandas. La chute d'un arbre a tué une personne dans le nord de l'État.
James Bailey, du centre des inondations de la Californie, affirme : "C'est une véritable bombe que nous avons reçue au cours des dernières 24 heures."

Les menaces d'inondations ont entraîné l'évacuation de 400 personnes dans la vallée de Napa, au nord de San Francisco, et de 200 autres dans la région de Palo Alto, au sud. 3 maisons ont été emportées par des torrents de boue dans le comté de Marin.

À Malibu, une coulée de boue a entraîné hier matin, la fermeture de l'autoroute qui longe la côte du Pacifique.

Une autre tempête a secoué la région de Miami, jetant sur le pavé une centaines de familles. Des pluies torrentielles et des tornades ont dévasté le sud de la Floride. Au moins 2 navires se sont échoués au cours de la nuit au large de cet État, plusieurs personnes ont dû être secourues en mer, et on a signalé une perte de vie. Environ 200000 personnes ont été privées d'électricité. C'est la pire tempête qu'ait connue cette région depuis 5 ans.


Le verglas, l'effet de serre, ...

(La Presse d'ailleurs par Réal Pelletier, 18 janvier 1998)

Les gens ne pourront plus écouter avec la même oreille ce qu'on leur dira sur l'effet de serre et sa conséquence:  le réchauffement de la planète.

La tentation est évidemment forte d'établir entre la serre et le verglas une relation de cause à effet - qui n'est pas prouvée dira n'importe quel scientifique - mais que voici une coincidence qui laisse songeur.

Soudain des vents chauds venus de l'Atlantique Nord réchauffent là-haut une pluie qui, parce que c'est l'hiver en bas, vient se figer à tout ce qu'elle touche. On connaissait ça: ça durait une heure, deux heures, une demi-journée parfois. C'était une transition «normale» entre la pluie et la neige, ou vice-versa. Cette fois, le verglas a duré 5 jours, ce qui ne s'était, semble-t-il, jamais vu de mémoire d'homme (blanc, en tous
cas) dans ce coin de la planète.

Sur la foi de gens de science, Newsweek nous avait expliqué, début décembre, trois choses:


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